Home Le prêt rénovation : quelles sont vos options pour une rénovation énergétique ?

Le prêt rénovation : quelles sont vos options pour une rénovation énergétique ?

Nous devons tous décrocher un meilleur score énergétique, et nous sommes encore loin du compte. Or, une rénovation énergétique coûte parfois cher. Quels prêts existent et quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ?

Rénover n’est pas seulement cher : c’est parfois obligatoire. En Flandre, qui achète un logement énergivore avec un label E ou F doit le rénover dans les six ans pour atteindre au moins le label D. Et comptez tout de même 15 000 à 20 000 euros par échelon gagné sur l’échelle énergétique. Comment réunir une telle somme ?
En Wallonie et à Bruxelles, cette obligation de rénovation n’existe pas telle quelle, mais les exigences PEB se durcissent et un logement mal isolé se revend de plus en plus difficilement. Le raisonnement reste donc le même : mieux vaut planifier son financement à temps.
Pour cela, il existe différentes formules à finalité énergétique. Certaines banques parlent de prêt « vert », d’autres de crédit « énergie », d’autres encore d’« écocrédit ». Et ces termes ne recouvrent même pas la même réalité d’une banque à l’autre… Nous essayons de rester aussi clairs que possible !

Option 1 : un crédit hypothécaire à finalité énergétique

En clair : vous achetez une maison, vous promettez à la banque de la rénover énergétiquement et, en échange, vous obtenez un crédit moins cher. Le taux réduit s’applique souvent à la totalité du montant emprunté, et pas uniquement à la part destinée aux travaux !

AVANTAGE : Vous prenez le taureau par les cornes dès le départ et l’avantage financier peut être considérable.

INCONVÉNIENT : Le timing est parfois serré. Vous devez présenter un plan de rénovation clair avant même la signature de l’acte. Pendant le chantier, vous devez introduire toutes les factures et, au bout du compte, prouver que votre label énergétique s’est amélioré. Cela fait pas mal de paperasse.

Option 2 : un crédit à la consommation « vert »

Un crédit à la consommation est un prêt « ordinaire » à mensualités fixes, comme celui que vous souscririez pour l’achat d’une voiture. Si vous pouvez démontrer que l’argent finance une rénovation énergétique, vous obtenez de meilleures conditions que si vous empruntez pour cette même voiture ou pour un tour du monde.

AVANTAGE : Rapide et simple. Vous recevez la totalité du montant tout de suite, alors qu’un crédit hypothécaire ne se libère par tranches qu’après les premières factures.

INCONVÉNIENT : Le taux est toujours plus élevé que celui d’un crédit hypothécaire, même pour une rénovation énergétique. Et vous devez rembourser plus vite : qui emprunte 30 000 euros doit tout rembourser, intérêts compris, en dix ans maximum. Pas évident. Pour les gros montants – 100 000 euros ou plus – il existe aujourd’hui aussi des crédits à la consommation sur quinze ans.

Option 3 : un prêt public régional

En Wallonie, le Rénopack et le Rénoprêt sont des prêts à taux zéro destinés aux travaux de rénovation et d’économie d’énergie. À Bruxelles, le crédit ECORENO joue le même rôle à un taux avantageux. Et en Flandre, Mijn VerbouwLening permet d’emprunter jusqu’à 60 000 euros, avec une durée fixe et un taux qui dépend de vos revenus.

AVANTAGE : Ce sont des prêts très bon marché, à taux réduit ou même nul.

INCONVÉNIENT : Seuls les revenus faibles à moyens en profitent pleinement, et le montant est plafonné. En Flandre, les catégories se sont durcies depuis 2026 : en couple de deux salariés, on se retrouve vite dans les « revenus élevés ».

Option 4 : une reprise d’encours

Qui rembourse son crédit hypothécaire depuis un certain temps peut réemprunter une partie du montant déjà remboursé pour rénover. C’est ce qu’on appelle une reprise d’encours.

AVANTAGE : Cela se fait dans la structure de garantie existante. En langage humain : ce n’est pas la mer à boire. Vous ne devez pas repasser chez le notaire et vous réglez l’affaire avec le banquier ou l’hypotheek.expert que vous connaissez déjà.

INCONVÉNIENT : Vous ne pouvez récupérer que ce que vous avez déjà remboursé, et les premières années, c’est une goutte d’eau. La reprise d’encours est donc surtout utile aux propriétaires de longue date.

Option 5 : un second crédit hypothécaire

Cela peut paraître bizarre, mais il est parfois tout simplement préférable de souscrire un crédit hypothécaire distinct pour une rénovation lourde. Votre maison sert alors à nouveau de garantie, mais « en second rang ». C’est possible auprès de votre propre banque comme auprès d’une autre.

AVANTAGE : Vous travaillez entièrement sur mesure, en fonction de ce que vous pouvez porter financièrement. Vous fixez vous-même le calendrier, un carcan nettement moins strict que dans certaines autres formules.

INCONVÉNIENT : Retour chez le notaire, donc de nouveaux frais. Votre maison doit en outre valoir suffisamment pour supporter une hypothèque supplémentaire.