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Acheter un bien pour le louer : bonne ou mauvaise idée ?

Vous avez cliqué sur le titre de cet article. Vous avez donc probablement quelques économies de côté. Mais est-il encore judicieux, en 2026, de les investir dans une seconde habitation ? La réponse est nuancée. Mieux vaut donc lire jusqu’au bout !

Pendant les années Covid, le calcul était vite fait. Les taux étaient tellement bas que les revenus locatifs dépassaient facilement la mensualité du crédit. Depuis, les taux ont augmenté année après année. Emprunter coûte aujourd’hui beaucoup plus cher. Il y a donc plusieurs éléments à mettre dans la balance.

Qu’en est-il des frais ?

Les frais liés à une seconde habitation sont, quoi qu’il arrive, plus élevés que ceux d’une première habitation. Voici les principales différences :

  • Des droits d’enregistrement plus élevés. En Flandre, vous payez 2 % de droits d’enregistrement pour une première habitation, contre 12 % pour une seconde. (*)
  • Un montant emprunté moins élevé. Pour une première habitation, il est encore relativement facile d’obtenir un crédit couvrant 90 % du prix d’achat, voire parfois 100 % ou plus. Pour une seconde habitation, ce sera beaucoup plus difficile. La banque attendra généralement que vous financiez vous-même au moins 20 % du prix d’achat, en plus des droits d’enregistrement et des autres frais.
  • Un crédit légèrement plus cher. Certaines banques appliquent une petite majoration du taux lorsqu’il s’agit d’une seconde habitation. La différence reste limitée, environ 0,1 point de pourcentage, et toutes les banques ne le font pas. N’hésitez donc pas à nous poser la question.
  • Une assurance incendie obligatoire. Les locataires doivent assurer leurs biens, mais c’est à vous qu’il revient d’assurer le bâtiment.
  • La disparition de l’avantage fiscal. Auparavant, vous pouviez encore déduire les intérêts de votre crédit dans votre déclaration fiscale. Depuis 2025, ce n’est plus possible. Cela rend également l’achat d’une seconde habitation plus coûteux qu’avant.

(*) En Wallonie, les droits d’enregistrement s’élèvent à 3 % pour une première habitation et à 12,5 % pour une seconde. À Bruxelles, le système fonctionne différemment, avec un abattement fiscal dont vous ne pouvez bénéficier que pour votre première habitation. Mais là aussi, l’achat d’un bien de rapport vous reviendra toujours plus cher.

Quelles responsabilités supplémentaires faut-il prévoir ?

Il n’y a pas d’âge pour acheter une seconde habitation. Chez hypotheek.winkel, nous accompagnons aussi bien des trentenaires ambitieux que des couples retraités qui souhaitent faire fructifier leur patrimoine. Mais tout le monde n’est pas aussi bien préparé aux responsabilités supplémentaires que cela implique.

Pensez à la législation locative, à l’entretien de la chaudière ou encore aux éventuels dégâts dans l’habitation. Si vous êtes facilement stressé, vous n’apprécierez probablement pas les appels imprévus. Pourtant, ils finissent parfois par arriver.

Dans le pire des cas, vous pouvez tomber sur un locataire qui ne paie pas son loyer. Il est donc important de prévoir une petite réserve financière. La dernière chose que vous voulez, c’est ne plus pouvoir rembourser votre propre crédit parce que votre locataire ne paie pas.

Quand l’investissement en vaut-il malgré tout la peine ?

Et pourtant. Même aujourd’hui, alors que les coûts sont relativement élevés, un bien de rapport peut encore être une bonne idée. Voici ses principaux atouts :

  • Votre première habitation peut vous aider. Une idée reçue que nous aimons déconstruire, c’est qu’il faut forcément disposer d’une grosse épargne pour acheter une seconde habitation. Si vous avez déjà remboursé tout ou partie de votre habitation actuelle, vous pouvez prendre une hypothèque de second rang sur la partie déjà remboursée. Cela peut considérablement faciliter l’obtention d’un nouveau crédit.
  • Davantage de sécurité. Une maison reste bien réelle. Ce n’est pas toujours le cas de l’argent investi en bourse. Si vous disposez d’un patrimoine important, mieux vaut le répartir entre actions et immobilier. Un krach boursier n’aura alors pas de conséquences désastreuses sur l’ensemble de votre patrimoine. Dans un contexte incertain comme aujourd’hui, c’est un élément à garder à l’esprit.
  • Les loyers sont en hausse. La demande de biens locatifs est supérieure à l’offre. Les loyers continuent donc d’augmenter chaque année, et même plus rapidement que l’inflation. Cette tendance est particulièrement marquée en Wallonie, mais elle s’observe également en Flandre et à Bruxelles, surtout dans des villes attractives comme Anvers et Malines.

Des informations objectives ? Vous les trouverez chez nous.

Nos hypotheek.experts s’y connaissent en immobilier. Ils savent quels coûts mettre dans la balance et où trouver le crédit le plus intéressant pour une seconde habitation.

Parlez-en avec nous. Nous vous donnerons toujours une vision plus complète que celle que vous obtiendrez auprès de votre seule banque.